Damas réclame une enquête indépendante
La Syrie demande ce jeudi, une enquête indépendante sur le naufrage de l’Alfa Watan, un cargo battant pavillon togolais.
L’appel a été adressé à l’Organisation maritime internationale (OMI) et aux autorités bulgares.
Dix membres d’équipage, dont neuf Syriens, sont portés disparus.
Le navire aurait été frappé par un drone mardi dernier, dans la zone économique exclusive de la Bulgarie.
Il se trouvait à environ 70 milles nautiques, soit 130 kilomètres, des côtes bulgares.
L’auteur de l’attaque n’a pas été identifié.
Hier mercredi, les autorités bulgares ont annoncé la fin des recherches.
Selon le vice-amiral Rumen Nikolov, aucune trace des marins n’a été retrouvée. L’opération ne devrait pas reprendre.
Cette décision suscite des interrogations à Damas.
Mazen Aloush, responsable des relations internationales de l’Autorité générale syrienne des ports et des douanes, réclame des explications sur l’arrêt des secours.
Il demande également la localisation et l’inspection de l’épave.
La Syrie condamne par ailleurs une attaque contre un navire commercial civil.
Elle appelle à renforcer la sécurité de la navigation en mer Noire, une zone stratégique pour les échanges commerciaux.
Le contexte de la guerre en Ukraine complique toutefois l’analyse de cet incident.
Le Premier ministre bulgare Rumen Radev, a évoqué des éléments susceptibles d'orienter les soupçons vers Moscou.
Il a néanmoins reconnu l’absence de preuves permettant d’attribuer directement l’attaque à la Russie.
De son côté, l’ambassade russe à Sofia affirme que le navire ne figurait pas parmi les cibles de ses drones.
Au-delà des accusations, les faits doivent être établis par une enquête indépendante.
La priorité reste de clarifier les circonstances du naufrage, de déterminer les responsabilités éventuelles et de faire toute la lumière sur le sort des dix marins disparus.