Culture
Le dialogue engagé avec les acteurs de la musique
Le ministre de la Culture, Isaac Tchiakpe, a échangé hier lundi avec les présidents des fédérations et organisations culturelles.
Cette rencontre intervient après la transmission d’une plateforme de revendications au ministère.
La situation du secteur musical était au cœur des discussions.
Au nom des acteurs, Ariel Dassanou, président de la Fédération togolaise de musique, a présenté le document. Celui-ci comporte dix points portant notamment sur la gouvernance, le financement et la professionnalisation du secteur.
Plusieurs revendications se distinguent.
Les acteurs demandent une mise en fonction effective du Fonds national de promotion de la culture, ainsi que la publication de ses rapports d’activité.
Ils souhaitent également une réforme du Bureau togolais du droit d’auteur et du cadre juridique qui l’accompagne.
La question de la rémunération pour copie privée figure aussi parmi leurs attentes.
Autre demande importante : l’élaboration d’une véritable politique nationale de la musique.
Les professionnels appellent également à un soutien accru de l’État aux salles et aux différents lieux de diffusion.
En réponse, le ministre Isaac Tchiakpe a réaffirmé la disponibilité de son département à poursuivre le dialogue.
Il a rappelé plusieurs chantiers déjà engagés. Il s’agit notamment de l’organisation du secteur, des aides à la création, de la gestion du droit d’auteur et de la structuration des différentes filières.
Aucun calendrier précis ni engagement chiffré n’a toutefois été annoncé à l’issue de la rencontre.
L’intérêt de cette démarche réside surtout dans la volonté de maintenir le >dialogue entre l’État et les professionnels de la culture.
Les revendications posées touchent à des questions structurelles.
Le véritable enjeu sera désormais de transformer les échanges en mesures concrètes, cohérentes et durables.
La culture ne peut être pensée uniquement comme un secteur de création.
Elle constitue également un espace d’emploi, d’expression, de rayonnement et de #valorisation de l’identité nationale.
C’est pourquoi la concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs culturels apparaît comme un levier essentiel pour construire des réponses adaptées aux réalités du secteur.