Le Gouvernement défend son action en faveur du dialogue politique
Le Gouvernement Togolais récuse les accusations de manque d’engagement dans la gestion des différends politiques nationaux.
En réponse aux critiques visant au Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE, l'executif met en avant les initiatives de dialogue engagées au Togo et le rôle du pays dans les médiations internationales.
Cette position a été défendue hier vendredi à l’Assemblée nationale par Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement.
Interpellé sur la question, il a souligné la reconnaissance dont bénéficierait l’action diplomatique du Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE dans la sous-région, en Afrique et au-delà.
Il a notamment évoqué son implication dans la résolution de crises internationales, dont celles liées à la région des Grands Lacs.
Au cœur de la controverse, des responsables de l’opposition et des acteurs de la société civile qui leur sont proches dénoncent l’absence de solution durable à la situation politique nationale.
Ils opposent cet état de fait à l’engagement du Président du Conseil dans les processus de médiation à l’étranger.
Face à ces reproches, Gilbert Bawara a défendu une approche qu’il veut pragmatique.
Tout en reconnaissant à ses détracteurs le droit de s’exprimer au nom des principes démocratiques, il estime que les considérations politiques ne doivent pas prendre le pas sur la recherche de solutions concrètes.
Le ministre a également assuré que le Chef d’Executif, Faure Essozimna GNASSINGBE resterait disposé à contribuer au règlement de différends si des acteurs politiques ou des représentants de la société civile sollicitaient son intervention.
Sur le plan national, le gouvernement met en avant les différents mécanismes de concertation mis en place au fil des années.
Gilbert Bawara a notamment cité le Cadre permanent de concertation (CPC), dont les travaux se poursuivent.
Il a regretté l’absence de certains acteurs qui dénoncent pourtant l’inaction des autorités.
Le ministre a toutefois reconnu qu’aucun processus humain n’est exempt d’imperfections.
Il a insisté sur la nécessité d’une responsabilité partagée entre les différentes parties prenantes.
Selon lui, la réussite du dialogue politique dépend aussi de la volonté de chaque camp de contribuer à la recherche d’un compromis.
Au-delà de cette confrontation de positions, la question demeure celle de la capacité des mécanismes de concertation à produire des avancées concrètes et durables.
Leur efficacité dépendra notamment de la participation des acteurs concernés, de la qualité des échanges et de la mise en œuvre des engagements issus du dialogue.