L’Union européenne renforce sa présence diplomatique au Togo
La représentation de l’Union européenne au Togo entame une nouvelle étape.
Le diplomate italien Alessio Cappellani a pris ses fonctions à Lomé. Il succède à Gwilym Ceri Jones à la tête de la délégation européenne.
Le nouvel ambassadeur a remis les copies figurées de ses lettres de créance à Afognon Kouakou Sedaminou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.
Cette formalité marque le début de sa mission diplomatique au Togo.
Avant cette nomination, Alessio Cappellani dirigeait, à Bruxelles, la division chargée du Levant au sein du Service européen pour l’action extérieure (SEAE).
Son arrivée intervient dans un contexte où les relations entre Lomé et Bruxelles couvrent plusieurs priorités politiques et économiques.
La coopération européenne représente un levier important pour les ambitions de développement du Togo.
Dans le cadre du Document conjoint de programmation pluriannuelle 2021-2027, l’Union européenne mobilise 201 millions d’euros en faveur du pays.
Les interventions concernent notamment la consolidation de la paix, l’inclusion socioéconomique et la gestion durable des ressources naturelles.
Ces domaines visent à soutenir la stabilité, à élargir les opportunités économiques et à renforcer la résilience des communautés.
L’énergie occupe également une place importante dans ce partenariat.
Ces dernières années, Bruxelles a accompagné plusieurs initiatives destinées à accroître les capacités de production électrique du Togo.
Parmi les projets en cours, l’un devrait, à terme, représenter l’équivalent d’environ 20 % de la production nationale actuelle.
Cette perspective souligne l’importance des investissements énergétiques pour répondre à la demande et soutenir les activités économiques.
La mission du nouvel ambassadeur s’inscrit ainsi dans un partenariat aux dimensions multiples.
Le dialogue politique, le développement économique et la transition énergétique figurent parmi les dossiers majeurs de son mandat.
L’objectif sera de consolider les acquis de la coopération et de favoriser la concrétisation des engagements en résultats mesurables pour le pays et sa population.