Trois nouveaux instruments de coopération signés à Moscou
En marge du sommet Russie-Afrique à Moscou, le Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE, a présidé mardi la signature de deux accords de coopération et d’un mémorandum d’entente entre des institutions togolaises et russes.
Les engagements portent sur plusieurs secteurs : l’éducation, la culture, l’agriculture et la protection des droits de l’homme.
Ils ouvrent des perspectives de collaboration dans la formation, la recherche et le développement social.
Le premier accord a été conclu avec Eurasia, une organisation russe à but non lucratif.
Il concerne l’action humanitaire, l’éducation, la recherche, la culture et le développement social.
L’organisation a exprimé sa disponibilité à soutenir des projets et des infrastructures dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la culture.
L’agriculture occupe également une place importante dans ce partenariat.
Les deux parties envisagent la création de centres agricoles et de structures de formation pratique.
L’objectif est de renforcer les compétences des acteurs du secteur et de contribuer à la sécurité alimentaire.
D’autres initiatives pourraient concerner la jeunesse, les médias, les technologies et l’environnement.
Ces domaines élargissent le champ de coopération au-delà des échanges institutionnels classiques.
Le deuxième accord lie le Togo à Rossotroudnitchestvo, l’agence fédérale russe chargée de la coopération humanitaire internationale.
Il vise à développer les échanges culturels, éducatifs et scientifiques entre les deux pays.
Parmi les mesures envisagées figure l’octroi de bourses à des étudiants togolais souhaitant poursuivre leurs études dans les universités russes.
Le projet prévoit également l’installation de Maisons russes au Togo.
Ces espaces culturels doivent favoriser la découverte mutuelle et rapprocher les populations des deux pays.
Le volet institutionnel est complété par un mémorandum d’entente entre le Médiateur des droits de l’homme de la Fédération de Russie et la Commission nationale des droits de l’homme du Togo (CNDH).
Ce document prévoit des échanges d’expériences et de pratiques en matière de protection des droits fondamentaux.
À cette occasion, le Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE, a salué la volonté des organisations partenaires d’accompagner le Togo, particulièrement dans la formation de la jeunesse.
Il a également rappelé l’engagement du pays en faveur de la protection des droits des populations, notamment ceux des jeunes confrontés aux menaces terroristes dans la sous-région.
Ces nouvelles signatures prolongent une dynamique de coopération déjà engagée.
Un premier accord dans le domaine de l’archéologie avait été conclu à Lomé le 1er octobre, à l’occasion de la commission mixte intergouvernementale entre le Togo et la Russie.
L’enjeu pour le Togo sera désormais de traduire ces engagements en réalisations concrètes.
Les bourses d’études, les infrastructures envisagées, la formation agricole et les échanges institutionnels constituent autant de pistes de coopération.
Leur portée dépendra notamment de leur mise en œuvre effective et des bénéfices qu’en tireront les populations.
À travers ces accords, Lomé et Moscou élargissent ainsi leur cadre de collaboration à des secteurs qui touchent directement au développement humain, au renforcement des compétences et à la coopération entre institutions.