425,7 milliards FCFA investis en zone franche au Togo en 2024
Finance

425,7 milliards FCFA investis en zone franche au Togo en 2024

31/10/2026 à 08:58 • 3 min de lecture • Merlin T-Kombate • 16 vues

Le régime de la zone franche continue de jouer un rôle dans le développement du tissu industriel et la création d’emplois au Togo. 

Les entreprises opérant sous ce statut ont réalisé 425,7 milliards de FCFA d’investissements en 2024.

Elles emploient par ailleurs plus de 19 000 Togolais.

Au total, 91 entreprises bénéficient actuellement de ce dispositif. 

Celui-ci concerne principalement les sociétés orientées vers l’exportation et la transformation industrielle. 

Il leur offre notamment des facilités douanières, dont l’exonération totale des droits de douane sur les équipements et les matières premières éligibles.

Ces avantages ne sont toutefois pas sans contrepartie. 

Les entreprises agréées doivent respecter des engagements précis en matière d’investissement, de création d’emplois et de développement de leurs activités productives. 

Elles sont également tenues de suivre un calendrier défini dans le cadre de leur agrément.

Ces résultats illustrent la contribution du régime de zone franche à l'activité économique nationale. 

Au-delà des capitaux mobilisés, les retombées se mesurent également à travers les emplois créés et les capacités de production développées.

Mis en place en 1989, ce mécanisme s'apprête néanmoins à connaître une transformation importante. 

Le 22 octobre dernier, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi portant création de nouvelles zones économiques spéciales (ZES). 

Ces dernières ont vocation à prendre le relais du dispositif actuel.

Cette réforme répond à plusieurs limites identifiées dans l'organisation des zones franches. 

Les investissements restent notamment concentrés dans le Grand Lomé. 

Les interactions entre les entreprises bénéficiaires et le reste de l'économie nationale demeurent également insuffisantes.

La nouvelle orientation entend donc élargir les retombées économiques à d'autres territoires. 

Elle prévoit différentes catégories de zones économiques spéciales, avec des avantages adaptés à leur localisation. 

Cette modulation doit encourager les investisseurs à s'implanter au-delà de la capitale.

Un autre enjeu concerne la participation des acteurs nationaux. 

La réforme accorde une attention accrue à l'emploi local et à la place des entreprises togolaises dans les chaînes de production et de valeur.

L'ambition est ainsi de passer d'un régime principalement fondé sur les avantages accordés aux investisseurs à un modèle davantage orienté vers les retombées économiques nationales et territoriales.

La réussite de cette évolution dépendra notamment de la capacité à attirer de nouveaux investissements, à favoriser les partenariats avec les entreprises locales et à assurer une répartition plus équilibrée des activités industrielles.

Pour le Togo, le défi ne consiste plus seulement à attirer des capitaux. 

Il s'agit également de mieux les transformer en emplois durables, en compétences nationales et en valeur ajoutée locale. 

C'est à cette capacité de diffusion des bénéfices économiques que se mesurera la portée de la réforme des zones économiques spéciales.