Vers une reconnaissance harmonisée des compétences issues des formations courtes
Le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a procédé ce jeudi 29 octobre 2026 à l’ouverture officielle de l’atelier national de validation du dispositif de certification des formations de courte durée.
La rencontre se tient les 29 et 30 octobre à l’Institut national de formation et de perfectionnement professionnels (INFPP).
Elle bénéficie du soutien du projet Emploi+ de la GIZ, de l’ambassade d’Allemagne au Togo et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
L’objectif est de mieux reconnaître les compétences acquises à travers les formations courtes.
Le dispositif proposé entend leur donner un cadre commun de certification.
Les bénéficiaires pourraient ainsi faire valoir leurs acquis au-delà du centre où ils ont été formés ou de leur environnement professionnel habituel.
Cette initiative répond à une problématique essentielle de l’emploi.
Les compétences pratiques doivent pouvoir être identifiées, reconnues et mobilisées sur le marché du travail.
Leur certification pourrait faciliter les parcours professionnels et améliorer la lisibilité des qualifications auprès des employeurs.
Les travaux réunissent des partenaires techniques et financiers, des responsables du ministère, des représentants des centres nationaux de formation ainsi que plusieurs acteurs engagés dans les formations de courte durée.
Leur contribution doit permettre d’examiner les modalités du dispositif et de définir un cadre cohérent avec les réalités nationales.
L’enjeu dépasse la simple validation d’un mécanisme administratif.
Il s’agit de faire des compétences acquises un véritable levier d’insertion et de progression professionnelles.
Une certification harmonisée pourrait renforcer la confiance des employeurs, faciliter l’identification des savoir-faire et offrir de nouvelles perspectives aux personnes formées.
Toutefois, l’efficacité du dispositif dépendra de sa mise en œuvre concrète.
Sa reconnaissance par les employeurs et les structures de formation sera déterminante.
Son accessibilité constituera également un facteur important pour permettre au plus grand nombre d’en bénéficier.
Cette démarche traduit la nécessité de rapprocher davantage les politiques de formation des exigences du marché du travail.
Mieux certifier les compétences, c’est aussi mieux valoriser le potentiel humain et soutenir le développement économique du Togo.
La portée de cette initiative se mesurera donc à sa capacité à transformer les acquis de formation en possibilités réelles d’emploi et d’évolution professionnelle.